Cros

Cros blotti au creux de son vallon

Monoblet

Monoblet,
sur la route vers les Cévennes

Durfort, St Thomas

Ruine de St Thomas de la Souche, ancienne église paroissiale de Durfort

Col de Fosses à Colognac

Le Col des Fosses au-dessus de Colognac

Durfort

Durfort, circulade médiévale

La plaine de Pompignan

Les premiers contreforts des Cévennes depuis la plaine de Pompignan

St-André de Conqueyrac

La chapelle romane St-André à Conqueyrac

St-Hippolyte-du-Fort

St-Hippolyte-du-Fort,
porte des Cévennes

St-Hippolyte-du-Fort

St-Hippolyte-du-Fort au pied de la Marianne

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LA CHAPELLE ROMANE DE SAINTE-CROIX-DE-CADERLE

La nef

La date de construction de cet édifice reste imprécise.
Toutefois de récentes fouilles archéologiques ont permis de mettre en évidence quatre périodes de construction :

  • Une chapelle carolingienne (Xème, XIème siècle),
  • destruction puis reconstruction à l’époque romane (XIIème siècle),
  • destruction puis reconstruction au XIVème siècle,
  • destruction partielle et reconstruction au XVIIème siècle.

Si l’on considère que le point de départ de la commune est le hameau de Caderle distant de 3 km environ (connu pour ses mines de cuivre dès l’époque gallo-romaine), on peut se demander pourquoi on a élevé une église à cet endroit, qui, à l’époque devait être un lieu inculte et désert. Sans doute, la situation dominante y est pour quelque chose, mais nous ne sommes pas loin de croire qu’il y avait précédemment à cet endroit un lieu naturel divinisé à la période gauloise.

Tel qu’il apparaît maintenant, collé à des constructions agricoles, l’édifice ne correspond plus à rien de ce qu’il a du être au moment de sa splendeur : une nef romane surmontée d’un clocher flanquée de deux petites chapelles croisées de voûtes et d’un chœur en demi-cercle.

L’adjonction d’un grenier au dessus de la porte d’entrée, la suppression du clocher, la surélévation des chapelles, le déplacement du faîte de la toiture, le font paraître de l’extérieur comme un bâtiment massif et il faut y entrer pour retrouver l’élégance de la voûte en plein cintre de la nef centrale, la croisée de voûte de la petite chapelle latérale, pour imaginer ce qu’il a pu être à ses débuts. La sobriété actuelle de l’intérieur, due au culte protestant, fait oublier les ornements qui ont du le décorer lors de sa destination première. C’est ainsi que le 27 octobre 1420, l’inventaire des objets du culte signale l’existence d’une croix d’argent, de deux candélabres, etc.

C’est probablement vers cette époque que l’église  est élevée au rang de prieuré avec comme blason pour la paroisse : « d’azur à une croix d’or cantonnée de quatre croisettes de même ».

La chapelle latérale

Les péripéties de l’histoire sont souvent la cause de bien des destructions. L’église sera en partie détruite au moment des guerres de religion, la commune ayant comme la plupart des villages cévenols, embrassé le parti de la Réforme.

Par contre, les habitants vont construire des fortifications que l’on peut encore voir en partie de nos jours. Elles se présentent sous la forme d’un pentagone irrégulier, adossé au mur sud de l’église.

La porte d’entrée se trouve dans le mur sud. On y accède par un perron arrondi de cinq marches. Cette ouverture devait être fermée par une porte en bois, disparue aujourd’hui.

À droite de la porte, une meurtrière assurait sa défense.

Le mur sud-est, large de 0,45 mètre environ, n’existe plus que sur une distance de  7 mètres : on peut encore y voir cinq meurtrières.

Les catholiques s’emparèrent du village au mois de mars 1580. L’église, abattue pendant les troubles, ne possédait plus qu’une chapelle sans toit, le reste ayant été rasé pratiquement jusqu’aux fondations, sauf peut être la base du mur Nord de la chapelle. L’église fut reconstruite entre 1653 et 1663, sous le ministère de Raymond BARRAULT, qui fit réparer à ses frais la maison presbytérale et qui dota sa paroisse d’une cloche. Décédé en 1686, il sera enseveli dans la nef de l’église.

Durant la guerre des camisards, le 25 novembre 1703, l’église et la cure furent brûlées, c'est-à-dire que l’on fit brûler tout ce qui était en bois à l’intérieur du bâtiment, mais les murs n’en subirent pas trop les conséquences, semble-t-il.

Jusqu’à la Révolution les réparations sur le bâtiment vont se succéder pour lui donner petit à petit l’aspect que nous voyons de nos jours. Pendant la révolution, l’église et la cure vont être classées « biens nationaux ». Lors de la vente des biens nationaux, il fut laissé au curé un « demi arpent » qui consistait en la maison curiale, le jardin situé derrière la maison et la petite terre close devant l’église, le reste fut vendu aux enchères le 2 août 1791.

L’église et le cimetière furent donnés au culte protestant en 1802.

Une association des « Amis du Temple de Sainte Croix de Caderle » se constitue en janvier 1985 et depuis, avec l’aide de la municipalité, mène à bien la restauration du bâtiment et du mobilier : consolidation de l’abside, réfection de la toiture, ménagement de l’intérieur, etc.

Pierre VALETTE

Les fouilles à La Chapelle de Sainte-Croix-de-Caderle

Grâce au financement du Conseil Général du Gard et à l’intervention du service Régional de l’Architecture, DRAC Languedoc Roussillon, deux campagnes de sondages ont été menées à bien par l’archéologue Mme Sophie ASPORT-MERCIER.

Le premier sondage, à l’extérieur du bâtiment a permis de retrouver les fondations de l’édifice primitif et de prouver l’implantation d’une église dès le XIIème - XIIIème siècle. Il a permis aussi de découvrir plusieurs sépultures.

Le deuxième sondage a été effectué à l’intérieur du bâtiment, dans la première moitié du chœur de la chapelle. Les découvertes ont été très surprenantes pour deux raisons : la première est qu’il n’a pas été trouvé de sépulture. En effet, des informations précisaient  la présence de la tombe du dernier curé de Ste-Croix dans l’église.
Mais elle n’était pas là !

Deuxième surprise, étonnante : au fur et à mesure sont apparues les fondations de deux églises plus anciennes du XIIème siècle puis du XIème siècle, peut être même antérieure à l’art roman du XIème siècle. Lors de la visite de présentation des fouilles le jeudi 21 avril, les responsables de la DRAC de Montpellier comme les représentants du Conseil Général du Gard, du maire et de quelques conseillers municipaux n’ont pas caché leur étonnement et leur admiration devant cette découverte inattendue qui fait avancer la connaissance du  lointain passé.

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