Les Désaxés à Cros

Les Désaxés à Cros


Visite théâtralisée à Sauve

Visite théâtralisée à Sauve


Mauresca

Mauresca, Cour des Casernes à St-Hippolyte-du-Fort


Isabelina par la Cie Gargamela, Carnas

Isabelina par la Cie Gargamela, Carnas


Exposition au temple de St-Hippolyte-du-Fort

Exposition au temple de
St-Hippolyte-du-fort


Caminade de St-Hippolyte-du-Fort

Caminade de St-Hippolyte-du-Fort


Concert de cuivre à l'église de Cros

Concert de cuivre à l'église de Cros


Visite théatralisée de Sauve

Visite théâtralisée à Sauve


Quissac, Abrivado au pied de Coutach

Abrivado au pied de Coutach, Quissac


Le Forum du Livre

Le Forum du Livre,
St-Hippolyte-du-Fort


Les Têtes de Bois

Théatre avec « Les Têtes de Bois »


Visite théatralisée de Sauve

Visite théâtralisée à Sauve, sous la Fusterie


Caminade de St-Hippolyte-du-Fort

Caminade de St-Hippolyte-du-Fort


Concert au temple de Colognac

Concert au temple de Colognac


Fred Lewin

Fred Lewin, Cour des Casernes à St-Hippolyte-du-Fort


La Circulade des vignerons

La Circulade des vignerons, Domaine du Sollier à Monoblet


Exposition au temple de St-Hippolyte-du-Fort

Exposition au temple de
St-Hippolyte-du-fort


Théâtre en plein air

Théâtre en plein air, Col des Fosses à Colognac


Fête des violons populaires

Fête des violons populaires, Sauve


Abrivado dans le Vidourle, Quissac

Abrivado dans le Vidourle, Quissac


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Conférence : 30.06.2015 Colognac

Café Philo

« Jubilation »: L’étonnement philosophique, c’est comme prendre le temps de s’attarder sur une fleur que l’on n’a jamais vue.


Jubilation

Qui pourrait nier que la jubilation accompagne tout acte philosophique authentique, aussi contraignant fût-il : quand la douleur, cérébrale comme viscérale, cède peu à peu la place à la jubilation, à l’épreuve d’une grande joie, d’une jouissance profonde, voire d’ivresse, d’exultation, ou encore de béatitude et enfin de gratitude.

Pour ce dernier café-philo, nous vous invitons à partager vos textes à voix vibrantes, qu’ils soient de votre composition ou non, philosophiques ou poétiques.
De ces textes qui provoquent la mise en mouvement dans ce creusement perpétuel qu’est l’acte de philosopher.

Φ

« Si la vérité fait parfois mal, elle est source de jubilation. »

« En philosophie, le plaisir est simultané à la connaissance. Ce n’est pas en effet après la recherche que nous éprouvons de la joie, mais pendant la recherche même. » Epicure.
« Il ne s’agit pas de fuir la réalité, mais de la vivre avec passion. L’éveil de la jubilation est, je crois, l’antidote le plus efficace contre l’absurde à tous les degrés. » Hubert Reeves.
« La réjouissance, contrairement à ce que l'on désire sans relâche nous faire accroire, est encore loin d'avoir dit son dernier mot » Paul Audi.

Φ

Réjouir, c’est la cime, rarement atteinte. C’est l’éclat de rire, la jubilation.

C’est l’adieu à la philosophie, et y revenir cependant. C’est la complicité, une qualité d’émotion. C’est le rideau qui tombe.
C’est Pascal : « Se moquer de la philosophie, c’est vraiment philosopher. » C’est avoir écrit, puis oublier.
C’est le jeu. C’est la vanité du langage. C’est un mot, sa poésie. C’est reprendre tout à zéro, parce que tout a changé.
C’est la vérité au fond d’un flacon. Un rire d’enfant. C’est la musique. C’est un amour. Réjouir, c’est très personnel.
Cela dépend. Chabot Pascal, « 7. Réjouir »,  Les sept stades de la philosophie.

 www.cairn.info/les-sept-stades-de-la-philosophie--9782130581277-page-119.htm.


Φ

Le versant sombre et le versant gai de la jubilation.

Entretien de Clément Rosset avec Jean-Louis Maunoury.
De la joie et du réel, et de quelques autres mots « Comme dirait Spinoza, tous ces mots sont des « modes » de la joie.
Il y a quelque chose d'effervescent dans la jubilation plus encore que dans la gaieté.
Il y a une espèce de joie intérieure, de rire intérieur et le rire est plus présent dans la jubilation que dans les autres modes de la joie.
Il y a peut-être un versant sombre, un versant gai de la jubilation, une magie blanche et une magie noire de la jubilation. »

 http://pierre.campion2.free.fr/rosset_maunoury.htm

Φ

De la recherche en commun de la vérité qui s’accompagne d’une véritable jubilation

« Car cet ébranlement des consciences [dû à la désorientation actuelle généralisée – G.G.], qui peut faire vaciller la cité dans la folie,
rend à la philosophie sa vocation première : celle de la recherche en commun de la vérité.
C’est sans doute pour cette raison que son exercice s’accompagne d’une véritable jubilation. Oui, de jubilation !
Du moins est-ce ce que je peux observer depuis que j’exerce mon activité. Même lorsque la frustration règne à l’issue d’un débat au café,
même lorsqu’un labeur ingrat est requis en consultation…, le plaisir est là.
C’est un plaisir très particulier, mais à l’évidence, intense, qui fait les ressembler à des rescapés ; ils semblent sortir d’un coma.
La source de leur plaisir doit s’approcher du sentiment qu’éprouve celui qui se rend compte qu’il est encore en vie qu’il a échappé à la mort.
Il y a là un bonheur simple : celui d’exister après avoir frôlé le pire, et de le savoir.
D’où, je le soupçonne, la gratitude qu’on manifeste envers ma manière de pratiquer la philosophie. » (p. 121)
cité par Gunter Gorhan pour le dixième anniversaire de la mort de Marc Sautet « Un café pour Socrate (Robert Laffont, 1995) ».

 

 http://www.cafe-philo-des-phares.info/index.php?option=com_content&task=view&id=159&Itemid=37

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La jubilation a l’innocence de l’enfance qui ignore la transgression et ses funestes conséquences.

Jubilations : l’ouvrage porte cet intitulé « presque » par « provocation ».
Le terme renvoie comme le mot jouissance à un « affect de plénitude »,
mais s’en distingue par le point de ne comporter aucune angoisse : « La jubilation a l’innocence de l’enfance qui ignore la transgression et ses funestes conséquences. »
Nous sommes ainsi proches de Zarathoustra et loin de Bataille.
« Jubiler n’est pas «jouir» d’avoir atteint à la satisfaction du désir mais «jouir» d’être dans le désir le sujet de celui-ci.
Plus exactement, c’est «jouir» d’être, au point de naissance du désir, son surgissement même,
et ce bien avant que le désir n’exacerbe sa tension à force de buter contre son insatisfaction, pourtant inévitable. »
Le désir, le sujet, les affects, le plaisir et l’insatisfaction, le point de naissance et la limite, l’animalité et la liberté…
tels sont les enjeux d’une pensée inscrite dans la postérité de Nietzsche, et de son éducateur Schopenhauer,
mais soucieuse d’avoir ses références propres (Rousseau, Michel Henry)
et de dessiner sa configuration particulière au milieu de penseurs proches (Lacan, Deleuze, Lyotard…)
et ce dans une attention particulière aux artistes contemporains, peintres, sculpteurs, jazzmen, cinéastes, poètes, romanciers…

 http://fares-sassine.blogspot.fr/2009/06/la-pensee-au-defi-de-la-creation-de-la.html

Φ

Le si rare moment de la jubilation

Je vais prendre ma journée – et je vais vivre chaque seconde de celle-ci.
Pourquoi ?
Habituellement ce n’est pas ce qui se produit ?
Nous vivons, donc, complètement à l’envers, à côté de la plaque, en dehors des clous ou en dépit du bon sens ?
Jubiler fait partie de la vérité. On ne peut « faire semblant » de jubiler.
Soit on jubile soit on ne jubile pas.
C’est pourquoi l’immense escroquerie nommée « économie » ne fait jubiler personne.
Juste ricaner aigrement les cy-niqués par eux- mêmes.
Encore moins les mensonges des politiques et des médias mercenaires : partout suinte la seule amertume.
Le capitalisme, lui, n’inspire que de la tristesse.
Jubiler fait partie de la vérité.
Voyez donc la vérité : exploser de joies. Être soulevé(e) d’allégresses.
S’envoler de gaietés. Oui exulter résulter. Se régaler comme les galets.
Aucun guillemet au guilleret. Mais déborder de gratitudes gratuites.
Réjouir et se réjouir de jouir synchrone avec l’univers…

Jubiler fait partie de la vérité. Joie vive et, donc, que je vive par la joie vive.
Qu’elle vive de même et qu’il la vive tout aussi…Et vive la joie.
Sont-ce de si rares moments de jubilation ?
Plutôt, alors, la rareté devient de prendre son temps pour la ressentir, la jubilation qui roule son torrent,
le soleil intérieur qui vibre son expansion, la plénitude qui apaise tant.
La sensation d’une vie illimitée et qui chasse toutes les frivolités et les faux problèmes.
Être tout d’un bloc …d’extases !!! Plutôt, alors, la rareté de capter, ressentir et savoir vivre la jubilation.
Si la jubilation n’est plus qu’un si rare moment …oui si la jubilation n’arrive plus qu’à de si rares moments
– c’est que nous avons perdu les facultés de réception. Que nous retournons direct aux cavernes…

 

Oui perdu l’état intérieur qui permet à la jubilation de s’envoler.
Qu’en ce domaine, oui nous régressons grave.
Que ce n’est certainement plus à des enfantillages comme les profits (qui sont « coûts » pour les autres !!!)
que nous devons nous concentrer – mais à ce qui reste encore de vibrant en nous.
Ces brindilles ténues qui construisent la joie de vivre…qui, elle, n’a pas de prix et n’en aura jamais.
C’est donc bien avoir jeté la proie pour l’ombre que de s’être, étourdiment, dessaisis de la jubilation.
Qui a si bon goût dans la bouche. Qui aide tant à respirer large.
Qui est si agréable pour le sang. Qui caresse si bien la peau.
Qui rend les sons tellement plus affinés.
Et nous conduit aux toutes meilleures odeurs !!!
Tout ceci reste tellement hors des prix et donc atteint toutes les valeurs à la fois…
…Puisque nous savons, enfin, ce qu’est se lier de liesse.
Se relier tous de liesses… La liesse, elle aussi la liesse, qui se dit… que vous liessez qu’ils liessent.

 http://www.imagiter.fr/2014/06/le-si-rare-moment-de-la-jubilation.html

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Philosopher, c'est penser par soi-même et débusquer dans le monde la faille entre l'apparence et le réel ;
soumettre au doute le plus radical ce qui paraît aller de soi et contraindre sa pensée.
La philosophie, comme « amour de la sagesse », ne l'est qu'à être tout aussi primordialement « recherche de vérité ».
Le « café-philo » n’est pas un lieu ; il a lieu. Dans un « café-philo », on s’exerce d’abord à cette faculté de la pensée de pouvoir réfléchir,
de s’ancrer dans les dialogues et de produire les débats d’idées.
Nous devons être bien sûr capables de nous saisir de toutes questions, comme de tous textes, prêts à remettre en cause toutes croyances, préjugés et tabous.
Quand nous parlons de Philo (amour), nous pensons toujours à Sophia (sagesse).
En cela nous occultons la première phrase de la métaphysique d’Aristote : « Tous les hommes, par nature, désirent connaître ».
Alors n’oublions pas que l’amour, le désir est au fondement de la philosophie.
Le philosophe s’écarte des réalités du monde et de ses valeurs inculquées pour en rechercher la vérité et ses vraies valeurs, le réel de la vie.
La philosophie est une nécessité (comme l’art), un exercice spirituel pour le salut de son âme (Démocrite).
Un questionnement qui questionne ceux qui apportent des réponses.
Philosopher c’est aller de l’autre côté de l’apparition des choses, c’est une conversion et c’est aussi introduire de la vraie justice dans la cité qui vit de l’injustice.
En décalage, la philosophie n’est non pas inutile, mais nuisible, dangereuse et c’est cela qui vaut quelques heures de peine, de se détacher du monde, de prendre soin de son âme.

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« Quand ce qui ne sent rien et ne se sent pas soi-même, n’a ni désir ni amour, est mis au principe de l’organisation du monde,
c’est le temps de la folie qui vient, car la folie à tout perdu sauf la raison. » Michel Henry.
N’oubliez pas le ventre des philosophes : apportez quelques saveurs à  déguster !

Mardi 30 juin 2015  à 19h00 au « Café de pays » de COLOGNAC
(5 Km de Lasalle -  8 Km de Monoblet - 12 Km de St-Hippolyte-de-Fort - 17 Km d’Anduze )

Contact

Tél. 06 89 33 83 48
 patrick.bres3@orange.fr

 http://patrickbres.wordpress.com


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