Quissac

Quissac

QUISSAC

Quissac se trouve à la croisée de deux routes importantes : la route des Ruthènes de Nîmes au Larzac et celle de Montpellier à Alès qui franchissait le Vidourle par un gué.

La plus ancienne forme du nom de QUISSAC est d’origine romaine : QUINTIACUM est l’association des mots QUINTIUS et ACUM, domaine de QUINTIUS.

La cité est associée dès les origines au Vidourle. À la fois fleuve bienfaiteur qui actionne les innombrables moulins et tanneries et enrichit les terres par ses alluvions et son eau, il peut être aussi redoutable et emporter tout sur son passage lors des célèbres crues appelés Vidourlades. En cas de fortes pluies, le Vidourle passe en quelques heures d’un mince filet d’eau à un fleuve au débit supérieur à celui du Rhône.
Malgré ces frasques, les Quissacois ont toujours su le maîtriser et tirer profit de son flot nourricier.

Le quartier de Vièle

Le quartier de Vièle est le plus ancien quartier du village. Au moyen-âge, il se développe dans un méandre serré du fleuve offrant à ses habitants un site défensif.

Il fait encore bon flâner dans ses ruelles étroites, au milieu de ses maisons en pierres et de ses ruelles pavées. La rue de Vièle relie l’église de Saint-Faustin-et-Saint-Jovite aux berges du Vidourle.

Le pont du Vidourle

Les plus anciennes mentions du pont de Quissac attestent de son existence dès le moyen âge. Détruit plusieurs fois, il a été reconstruit puis élargi en 1780. Les parapets d’origine, en pierre, ont été détruits par l’inondation de 1933 et sont depuis en métal.

Le temple

À l’avènement du protestantisme la population locale adhéra en masse aux nouvelles doctrines. Lorsque leur temple fut détruit sur ordre du Roi peu avant la Révocation de l’Édit de Nantes, plus de 800 Quissacois se retrouvèrent sans lieu de culte et n’avaient que le Désert pour pratiquer leur religion. Ce n’est qu’en 1833 qu’ils purent enfin se recueillir dans un lieu de culte digne de ce nom. Comme les temples Egyptiens qui faisaient face au Nil, le fleuve nourricier, les constructeurs du temple de Quissac ont voulu qu’il soit bâti face au Vidourle. La façade possède une remarquable et monumentale colonnade à cannelures supportant un large fronton triangulaire. Du plus pur style néoclassique, ce temple est l’un des plus beaux qui furent reconstruits au XIXème siècle.
Son impressionnante cloche pesant plus de 440 kilos fut fondue en 1844.

L’église de Saint-Faustin-et-Saint-Jovite

La première trace de la chrétienté à Quissac, remonte au IXème siècle lorsque les moines bénédictins de Gellone avaient créé un sanctuaire en bordure de la route des Ruthènes. L’église de Saint-Faustin-et-Saint-Jovite a subi de nombreuses transformations et modifications dues aux nombreux saccages dont elle fut le théâtre pendant les guerres de religion.
Entièrement restaurée au XVIIème siècle après les guerres de religions, son clocher est surmonté d’un campanile en fer forgé de forme pyramidale qui abrite l’ancienne cloche des heures.

La croix de Mission de l’église de Quissac

Suite à l’Édit de Tolérance, signé par Louis XVI en 1787, le protestantisme reprend de la force, en particulier à Quissac. Cette croix fut érigée au début du XIXème siècle, lors des missions destinées à encourager le retour à la foi et à la pratique des rituels catholiques.

La croix de mission peut être lue comme une « bande dessinée » verticale.

Au sommet, un calice rappelle l’eucharistie. Au centre de la croix se trouve le cœur de Jésus entouré de la couronne d’épines et de rayons. Au dos du Sacré Coeur se trouve l’agneau pascal, symbole du sacrifice de Jésus.
Sur la partie gauche, l’aiguière avec laquelle Ponce-Pilate se lava les mains, puis les trois clous qui crucifièrent Jésus. À droite du coeur, la main du garde qui gifla Jésus. Puis le marteau qui enfonça les clous à travers les mains et les pieds du crucifié, et la tenaille qui les enleva. Sous le coeur, se trouve le voile de Véronique portant l’empreinte du visage du Christ.
Puis, l’échelle qui servit à descendre le corps du Christ de la croix et le sceptre de roseau dont il fut affublé. Suivent la colonne où Jésus fut flagellé et le fouet. Puis, vient la tunique du Christ que les soldats romains se disputèrent aux dés après la crucifixion. Enfin, au pied se trouvent les deux anges venant annoncer la résurrection.

Le patrimoine en Piémont Cévenol :

 

L’Hôtel de ville


Construit au début XXème siècle, l’Hôtel de ville possède une haute toiture à 4 pans en ardoises de style très « parisien ».
Un cadran d’horloge y est présent au sein d’un œil de bœuf sculpté.
Un petit campanile avec carillon supportant 3 cloches surmonte le tout.

Les écluses du Bosc

En 1885, un barrage de 1,80 m fut construit afin d’irriguer les près et jardins de Quissac.
Après avoir rencontré plusieurs difficultés, le barrage est démoli et reconstruit 200 m en aval.
Le plan d’eau constitué entre la grande écluse et l’éclusette fut pendant longtemps la plage préférée des quissacois.

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Mairie de Quissac

1, place Charles Mourier
30 260 Quissac
Tél : 04 66 77 30 02

mairie@ville-quissac.fr
https://ville-quissac.com/

Ouverture:

Du lundi au vendredi matin de 9h à 12h.

Les lundi, mardi, mercredi et vendredi après-midi de 14h à 17h et le jeudi après-midi de 14h à 18h.