Pompignan

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Entre Cévennes et Méditerranée, vignobles et espaces sauvages, venez respirez la nature à plein poumons ! Pompignan offre en effet des paysages de garrigues d’une incroyable diversité et dévoile, si l’on prend le temps de s’arrêter, la vie secrète de sa Grand’rue.

Présentation du village 

Situé au cœur d’une vaste plaine aux allures de savane africaine parsemée de senteurs de romarin et de thym que les naturalistes parcourent avec délectation, le village de Pompignan s’inscrit dans une histoire pluri-millénaire. Prenant ses racines au Paléolithique, elle se lit depuis la crête de la Taillade (rebord du causse de l’Hortus) d’où se dévoile un large panorama, sur les façades des maisons hautes et étroites, dans l’échappée d’un regard vers le vieux château médiéval et sa chapelle, dans le récit de vifs combats entre catholiques et protestants…

Le village

L’église Saint-Saturnin 

La paroisse Saint-Saturnin est citée dans le Val de Pompignan dès 1070. En 1267, le prieuré (église paroissiale, ses dépendances et leurs revenus) qui dépendait alors du monastère de Sauve est adjugé à l’abbaye de Saint-Guilhem-le-Désert par le pape Clément IV. Elle le conserva jusqu’à la Révolution.

L’édifice roman, de petite taille, était situé au niveau du monument aux Morts. Après avoir vécu les affres des guerres de religion en 1570 puis 1703, elle subit l’assaut des flammes allumées par la foudre un soir d’orage. Une reconstruction fut donc décidée, plus en rapport avec son niveau de population et avec la richesse émanant de l’exploitation de sa pierre. Occupant l’emplacement de l’ancien cimetière, le nouvel édifice fut inauguré en 1864 au terme de onze ans de travaux. De style néo-roman à l’extérieur, mais sur croisée d’ogives à l’intérieur, il est monumental : sa nef mesure plus de 45 mètres et la voûte s’élève à plus de 18 m si bien que son volume impressionnant impose la lourde silhouette par-dessus les vignes et, de près, domine puissamment le fidèle. Une curiosité : le porche robuste dont l’archivolte aux multiples moulures est gravé, depuis 1905, de la devise républicaine Liberté, Égalité, Fraternité, à l’instar de cinq autres communes dans le Gard.

La place de la Mairie

L’ancienne école – les filles d’un côté, les garçons de l’autre –  et une « salle d’asile » du XIXe siècle répondent à l’église. Sur la façade, un petit cadran solaire.

La statue en bronze, sur socle en pierre de Pompignan, œuvre du Nîmois Léopold Morice et érigée en 1892, rend hommage à Mathias Alphonse Bourras (1836-1880). Ce colonel Pompignanais s’illustra à la tête d’un corps-franc sur la frontière vosgienne lors de la guerre franco-prussienne de 1870.

La Grand’rue

Seule rue du village reliant Montpellier aux Cévennes via Saint-Hyppolyte-du-Fort jusqu’au milieu du XIXe siècle, elle est bordée de maisons aux façades marquées par l’histoire intime. Ici un arc médiéval encadre une porte, là un linteau en accolade ou une fenêtre à meneaux témoignent d’un embellissement Renaissance, un dernier étage abaissé rappelle que le village, comme partout ailleurs ici, vécut avec le ver à soie. Une plaque d’assurance, ici un trou d’évier, là une poulie destinée à monter pailles et grains, là encore une pierre curieuse utilisée en réemploi (récupérées au château médiéval par exemple), une date commémorative de la construction ou de la rénovation d’une maison, la marque d’un métier disparu…

L’ermitage Notre-Dame de Monnier

Accessible à pied (3,6 km AR, dénivelé 330 m).

Implanté au sommet du puech de même nom, très boisé de nos jours, à 383 m d’altitude, l’ermitage fut autrefois un prieuré. La chapelle est dédiée à Notre-Dame de Moynas (Monnier), Saint Jean et Saint Pancrace. Le bâti actuel, du XVIIe siècle, est dû à la dame de Mirabel, épouse du seigneur de Pompignan. Le combat sanglant qui se déroula à Pompignan en 1703 n’aurait pas épargné pas les lieux, mais des ermites y séjournèrent encore (de 1677 à 1797 environ). Bien que vendu à la Révolution, il fit l’objet de quelques pèlerinages avant d’être abandonné. Ceux-ci reprirent en1946 à l’initiative du curé de Pompignan et, régulièrement, les fidèles de tous les environs s’y rendirent. Les bâtiments furent alors restaurés par les villageois.

La chapelle d’architecture romane placée dans le prolongement de l’ermitage lui-même est d’une grande simplicité tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Aux abords, on remarquera la croix en pierre et le puits ; près du chemin, les ruines de la citerne et des cabanes de charbonniers.

Le calme est ici de rigueur pour apprécier une ambiance de bout du monde ; à moins que l’on préfère l’animation du lundi de Pentecôte qui fait revivre ce petit lieu toujours consacré.

Le château de Mirabel

Bâti en plaine au début du XVe siècle par les seigneurs du lieu, les Alleman de Mirabel. Endommagé en 1621 par les huguenots, il a été agrandi et remanié, en 1892 notamment lors de la création de l’hospice Saint-Joseph pour les pauvres et les malades mentaux. Il conserve aujourd’hui son rôle d’accueil pour personnes handicapées sous le nom de Centre des cigales (propriété privée, visible uniquement de l’extérieur).

La pierre de Pompignan

La plaine de Pompignan résulte de l’érosion de calcaires formés au Jurassique et au Crétacé inférieur. Parmi eux, des roches dures sont utilisées dans la construction depuis des siècles. De couleur légèrement différente selon leur lieu d’extraction, ces pierres homogènes, compactes, résistantes au gel, donnent une fois polies un fini rare, semblable à celui d’un marbre. La pierre dite de Lascans, la plus belle peut-être, a fait la réputation du village, entrant dans les maisons, les églises, les temples… Beaucoup utilisée du début du XIXe siècle à la Première Guerre mondiale, sa demande baissa régulièrement jusque dans les années à 1970 où elle fut presque abandonnée, abdiquant devant l’arrivée du béton moins cher. Aujourd’hui, deux entreprises travaillent sur le secteur pour satisfaire une demande croissante.

Activités économiques d’hier et d’aujourd’hui

La vie passée qui façonna nos paysages de garrigues était basée sur le pastoralisme, la culture des céréales et des légumineuses, l’exploitation des bois. Un triptyque sur lequel vint s’adjoindre l’éducation du ver à soie et l’industrie séricicole au XVIIIe siècle puis l’extension du vignoble et une exploitation plus intensive de la célèbre pierre locale. Les garrigues fournissaient aussi de petites industries telle le ramassage et le conditionnement des herbes aromatiques. Ce mode de vie perdura jusqu’aux années 50/70, marquées par un fort exode rural.

De nos jours, viticulture, élevage et extraction de la pierre constituent les activités principales de la commune.

Environnement

Jusqu’au XVIIe siècle, la plaine de Pompignan était encore très arborée, les bois étant le plus souvent gérés par les seigneurs et les ecclésiastiques. L’alimentation des fours de verriers combinée au pâturage pluri-millénaire de milliers de brebis, au charbonnage, au chaufournage, aux besoins des tanneries de Saint-Hippolyte… contribuèrent à la déforestation, celle-ci s’accroissant avec les défrichements nécessaires à la culture de la vigne. Mais contrairement aux apparences, les garrigues qui les peuplent sont extrêmement riches si bien qu’elles sont classées Natura 2000 : ce milieu largement ouvert, au parcellaire agricole en mosaïque, est propice à la vie d’espèces d’oiseaux menacés tel l’Aigle de Bonelli ou le Rollier d’Europe ; les insectes y sont légion parmi lesquels la Magicienne dentelée (sauterelle), la Fiancée ou la Belle dame (papillons). Les lavognes attirent et retiennent les grenouilles, crapauds et autres batraciens. Les sols, allant des marnes souples aux calcaires déchiquetés du karst, des oueds aux avens, laissent libre cours au développement de plus de 500 espères botaniques.

 

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Mairie
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