Conservatoire de la Fourche

Conservatoire de la Fourche

Conservatoire de la Fourche



Ce qui est vraiment extraordinaire, en plein XXI ème siècle, c’est que ce petit pays de Sauve ait conservé une culture et industrie qui appartiennent à lui seul, et dont les procédés demeurent ce qu’ils furent toujours, aussi simples et pour ainsi dire aussi primitifs qu’il y a mille ans.
Jean Germain, « Sauve, Antique et Curieuse Cité », 1952

On fabrique des fourches en bois de micocoulier à Sauve depuis au moins le XIIème siècle.

Au XVIème siècle, une réglementation en assure le secret de fabrication et le monopole de la culture. En 1688, les producteurs se regroupent préfigurant ainsi les futures coopératives agricoles. Ces célèbres fourches approvisionnaient les écuries royales, impériales puis républicaines. Aux XVIIIème et XIXème siècle, 70 000 à 80 000 fourches par an étaient produites par les sauvains. Elles étaient exportées jusqu’en Algérie pour les travaux agricoles.

Comment les sauvains fabriquent des fourches en bois…

Dans le Gard, le micocoulier (Celtis australis) se nomme fanabrégou, fanabréguié, falabréguié, mélicoquié ou bélicoquié (du nom de son fruit). Il croît à l’état naturel dans la France méditerranéenne, en Espagne, en Italie mais c’est à Sauve seulement que l’on fabrique des fourches de micocoulier. Nulle part ailleurs, on n’a eu l’idée d’une pareille utilisation.

Le micocoulier a la particularité d’émettre à l’aisselle de chaque feuille trois bourgeons qui forment entre eux comme une sorte de fleur de lys. En coupant un jeune rameau de trois ans juste au-dessus des trois bourgeons, on obtient trois fourchons de longueur et de grosseur à peu près égales : c’est la future fourche qui se forme.

Lors du façonnage, la fourche brute est chauffé dans un four où elle devient si malléable qu’on peut la redresser et donner aux fourchons la courbure désirée grâce à un moule de bois en forme de grille à trois traverses, l’escaletto.

À l’origine, la fourche servait essentiellement pour les travaux agricoles. Actuellement, elle est encore employée dans les haras car elle ne blesse pas les animaux, mais aussi dans l’industrie de la laine, du duvet où ses propriétés antistatiques sont appréciées.

La visite

Le Conservatoire est un lieu de mémoire vivante où se fabriquent toujours selon une méthode ancestrale les fourches de Sauve, en bois de micocoulier. Elles sont vendues aux particuliers comme aux professionnels qui s’en servent toujours aujourd’hui dans l’agriculture et dans l’élevage, c’est aussi l’accessoire indispensable pour une décoration rustique ou pour une reconstitution d’époque.

Vous découvrirez en visitant le Conservatoire, toute l’histoire de la fourche de Sauve depuis la pousse du micocoulier jusqu’à la cuisson des fourches. Depuis juillet 2003, au sein du Conservatoire de la Fourche, vous pouvez flâner dans la galerie centrale agrémentée de huit bornes d’informations et d’un mur d’images. La salle des outils et de la fourche vous plonge à l’aide d’une vidéo dans les secrets de la culture et de la fabrication, visite complétée par la découverte de l’atelier plus communément dénommé « four » puis du champ de fourches.

 

 

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Conservatoire de la Fourche
Rue des Boisseliers
30610 Sauve
Tél. 04 66 80 54 46
Fax. 04 66 51 63 79
www.ville-de-sauve.fr

Horaires d’ouverture semaine
du 6 au 10 juillet

UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS au 04 66 80 54 46

Lundi 6/07 de 9h à 12h
Mercredi 8/07 de 9h à 12h et de 15h30 à 17h
Jeudi 9 & vendredi 10 de 9h à 12h et de 13h30 à 17h

Fermeture exceptionnelle
Vendredi 3/07 après-midi
Lundi 6/07 après-midi
mardi 7/07 toute la journée